Petit bourgeon de vie

Petit bourgeon de vie

Les soubresauts de mon ventre

Si drôles et réconfortants

Sont le signe que tu es bien,

Niché au creux de mes entrailles

Toi, petit bourgeon de vie grandissant.

Je les guette jour et nuit,

Ces instants uniques,

Où tu viens à ma rencontre,

Alors mes insomnies,

Se font douces et magiques.

Grandis petit bourgeon,

Prends ton temps,

Fais toi petit homme,

Prêt pour le grand jour.

Avec hâte, je t’attends….

Je n’étais qu’une femme parmi  les femmes.

Déjà si petit, tu fais de moi une mère,

Unique à tes yeux, qui s’ouvriront bientôt sur le monde.

Désormais mon destin est scellé, lié jusqu’au plus profond de mon âme,

À toi petit être, par le lien invisible de la chair…

Clémence Gaudard, D’encre et de graphite, 21 juin 2019